Un peu d'histoire...

La paroisse a été créée au XIIème siècle par l'Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem dont la mission était d’accueillir, de protéger et de soigner les nombreux pèlerins qui se rendaient à Jérusalem. Cet ordre, à la fois religieux et militaire, est mieux connu sous le nom de « Chevaliers de Malte ».

Les Hospitaliers installèrent à La Feuillée une Commanderie qui régissait un grand nombre de terres possédées aux alentours. Leur but était de faire fructifier ces possessions afin d'en expédier les revenus à l'Ordre qui en avait besoin en Méditerranée pour combattre les Infidèles.

Pour attirer des volontaires désireux de défricher les terres pauvres des Monts d’Arrée, les Hospitaliers proposèrent un type particulier de contrat d’exploitation appelé « quevaise ». Ce fonctionnement perdura jusqu'à la Révolution, qui abolit les Ordres Religieux. Ceci permit aux « quévaisiers » de devenir propriétaires de leurs quévaises et des parcelles qu’ils avaient clôturées sur les terres communes, sans aucun déboursé.

Le sol de qualité médiocre ne permettant pas de bons revenus agricoles, les Feuillantins tiraient parti de leurs terres en élevant du bétail. Deux foires de six jours s’y déroulaient chaque année et attiraient les acheteurs.

Une autre activité permettaient aux familles de subsister : le métier de chiffonnier (en breton, pilhaouaers), facilité par la situation de La Feuillée sur un des axes romains les plus anciens de Bretagne. Cet avantage permit également la création d’une gendarmerie qui exista jusqu’en 1959. La route qui traversait le bourg devint nationale et accueillait régulièrement le passage des troupes.

Mais la commune était pauvre. Chaque investissement était négocié : modification de l’église suite à des délabrements successifs, du presbytère, création de l’école en 1830, déplacements des cimetières, travaux de voiries avec la création de routes, puis au XXème siècle, électrification des villages et du bourg. Si les ressources monétaires étaient modestes, les ressources intellectuelles compensaient cette faiblesse. Les Feuillantins, obligés depuis toujours à voyager pour commercer et subsister à leurs besoins, avaient développé un esprit vif et adaptable. L’école de La Feuillée, animée par des instituteurs ardents, devint vite célèbre pour la qualité de son instruction, créant une section de Brevet Elémentaire jusqu’à devenir en 1960 un Collège d’Enseignement Général.

DECOUVERTE DE LA FEUILLEE
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Une autre création participa à l’activité économique de La Feuillée : la mise en place d’une étape ferroviaire sur la ligne Plouescat-Rosporden de 1912 à 1932 par la compagnie des Chemins de Fer Armoricains. Ceci permit de faciliter les déplacements des bêtes lors des grandes foires de la région. Ce moyen de transport céda pourtant la place à la route et au développement des camions et des lignes d’autocars qui faisaient halte sur la place. Entre les deux guerres, de très nombreux commerces animèrent la commune (boulangeries, épiceries, boucheries, cafés-bars, quincaillerie, forges avec ses maréchaux-ferrants, garage, merceries, hôtels, crêperies,…). Plusieurs persistèrent après 1945, mais ils diminuèrent peu à peu.