Quelques figures de l'histoire feuillantine

L’abbé Guillaume Le Bis est le seul de ces quatre personnages à ne pas être feuillantin. Pourtant, il fut nommé recteur de cette paroisse en 1780 où il le resta pendant les troubles révolutionnaires et jusqu’en 1791, date à laquelle il refuse de prêter serment à la Constitution. Devenu clandestin, il finit par se rendre en 1793 et acheminé avec d’autres prêtres jusqu’aux pontons de Rochefort où il meurt deux ans plus tard. Sur 763 prêtres enfermés, 535 moururent dont 64 furent béatifiés.

DECOUVERTE DE LA FEUILLEE
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Le poète Yvonig Pikard, né en 1859, fut tout d’abord enseignant à Saint Nazaire puis à Saint Pol de Léon, il voyage en France, mais revient toujours à son pays natal. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages en breton : Jean le Chasseur et Chants de Guerre en 1919, Laine et Chiffons et Dans les Monts d’Arrée en 1922, A l’abri du Roc Trévézel en 1924. Sa tombe, au cimetière de La Feuillée, est ornée d’une superbe croix celtique.

L’instituteur Pierre Grall fut directeur de l’école des garçons de 1892 à 1925 et secrétaire de mairie de 1894 à 1918. Il poussa beaucoup de ses élèves dans la fonction publique ou les carrières militaires et on lui prête cette phrase : « Toi, tu as du mal à l’école, vas quand même le plus loin que tu peux, puis tu iras courir le monde. Quand tu reviendras, tu sauras autant que les autres ».
Le père Jean Louis Goarnisson trouva sa vocation de prêtre pendant la guerre de 14-18. Il fit des études de médecine tropicale, puis entra chez les Pères Blancs, où il devint missionnaire en Afrique Occidentale Française. Il monta au départ un dispensaire, agit et participa à toutes les luttes contre les maladies endémiques, en particulier les maladies des yeux. Il forma également une multitude d’infirmier(e)s pour continuer son oeuvre. Le Burkina Fasso demanda à son décès le rapatriement du corps à Ouagadougou, dont l’hôpital et l’artère principale portent son nom.