Un petit tour dans le bourg...

Maison à lignolet (ardoises d’arête de toit, encastrées horizontalement les unes dans les autres) située sur le chemin de Saint Houardon. Certains lignolets étaient ornés de dates, de silhouettes d’animaux,…) On en voit encore à Ruguellou et à Kerelcun.

Chapelle Saint Houardon : du nom d’un évêque du Léon, c’est le plus vieil édifice de La Feuillée dans un état proche de celui d’origine. Ancienne église paroissiale des Hospitaliers, accueillant à l’origine les plaids généraux (sortes d’assemblées communales où on traitait des affaires courantes), elle fut désacralisée par une bulle papale à la demande de l’Ordre des Hospitaliers en 1777 qui la destinait à devenir l’auditoire de la juridiction. Elle retourna au culte peu après. A l’intérieur, statue de Sainte Catherine d’Alexandrie, martyre morte en 307, proviendrait de l’ancien oratoire des Commandeurs.

Auberge de la Crêpe : maison ancienne de type tisserands, du XVIe siècle et déjà auberge au XVIIIème, elle est composée d’un escalier extérieur s’appuyant sur l’apoteiz (avancée des maisons traditionnelles) et d’un porche surélevé du XVIIe.

Gendarmeries : l’ancienne gendarmerie se trouvait plus bas que l’auberge de la Crêpe, le long de la RN164. Les bâtiments devenus vétustes sont délaissés au profit d’une construction neuve en 1879 à la sortie opposée du bourg. La première brigade (quatre hommes) fut composée en 1792, la dernière cessa sa mission en 1959.

L’école : créée en 1830, pour onze élèves, elle fut abritée en premier lieu à côté de l’auberge de la Crêpe, dans un local servant également de mairie et de salle d’armes. Déménagée plusieurs fois, elle intégra enfin en 1884 une construction neuve regroupant école de filles, de garçons, puis par la suite un cours supérieur pour les garçons permettant l’accès au concours d’entrée à l’Ecole Normale, puis un cours complémentaire mixte. L’effectif le plus haut fut de 200 élèves en 1910. Un Collège d’Enseignement Général fut créé en 1959 puis ferma dix ans plus tard.

La fontaine Saint Jean Baptiste : restaurée en 2001 par un Compagnon du Devoir et les cantonniers de la commune, elle a longtemps servi comme lavoir. C’est une fontaine non couverte, sacrée, du XVIIe-XVIIIe car elle comporte deux bassins rituels, dont le fronton comporte la statue de Saint Jean Baptiste créée par une artiste de La Feuillée.



DECOUVERTE DE LA FEUILLEE
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